École directe

Le parcours Molière des 1ère ES

Mercredi 12 février
Parcours Molière


Fermez les yeux : vous êtes au cœur du Palais Royal.

Vous entendez le frou-frou des crinolines, les sabots d’un cheval qui résonnent sur les pavés et tout à coup, vous surprenez ces mots : « un sot savant est sot plus sot qu’un sot ignorant ». Vous faites quelques pas, les yeux toujours fermés, et vous entendez plus loin : « qui se sent morveux se mouche »… Là, vous êtes sur le point de deviner. Ces expressions vous rappellent quelqu’un. Celui-là même qui voyait la vie comme un théâtre et le théâtre comme la vie.  Celui qui donna son âme au « Français ».

Mais oui, vous y êtes, il s’agit bien de Molière !

1ère ES lors du parcours MolièreMolière, les 1ères ES l’ont rencontré, un matin de février, d’abord dans le quartier des Halles où il a grandi.

De l’Eglise Saint Eustache où Jean Baptiste Poquelin fut baptisé à la rue Richelieu où fut sa dernière demeure, nous avons marché sur les traces de celui que nous avons tous découvert sur les bancs d’école.

Molière est immortel, il fait partie de notre patrimoine et il est le grand patron de la Comédie française. Alors forcément, cela inspire le respect. Le sourire aussi…

Comment oublier ses légendaires répliques, ses personnages à l’insolence subtile et surtout son incroyable audace ?

La 1ère ES lors du parcours MolièreMolière est vivant, son fauteuil est toujours en place au Français, près de la grande cheminée du foyer public.

Nous sommes impressionnés. Sa maison nous accueille avec cette chaleur propre aux gens du spectacle. Nous irons même nous asseoir en face de la loge du Roi, émerveillés par les tentures rouges et l’imposante scène.

Dans La Critique de l’Ecole des Femmes, le grand homme écrivait : « C’est une étrange entreprise que celle de faire rire les honnêtes gens ».

Une entreprise magnifique Monsieur Poquelin, une entreprise qui traverse les siècles et continue de nous émouvoir.


La 1ère ES à la Comédie françaiseLa devise de votre maison, fondée en 1680,  « Simul et singulis » (« ensemble et être soi-même » pour ceux que le latin rebuterait un peu…) pourrait être celle de notre classe. Car au fond, que sommes nous d’autre qu’une petite troupe, installée dans des murs âgés de plus de 350 ans ? Une petite troupe courageuse et soudée qui, comme le symbole de la Comédie Française -la ruche et ses abeilles, œuvre ensemble pour la réussite tout en laissant à chacun ce qui le singularise.

Une belle maison que la vôtre Monsieur Poquelin. Aujourd’hui occupée par Cécile Brune, Guillaume Gallienne, Denis Podalydès et tant d’autres, nous y reviendrons sûrement pour vous entendre avec bonheur affirmer avec votre Amphitryon : « Et l’absence de ce qu’on aime, quelque peu qu’elle dure, a toujours trop duré ».

Dominique Chapuis, professeur de français

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